jeudi 28 mars 2019

Timing – Rythme – Tempo: quelles différences?


Bonjour,

Quelle différence entre ces trois points qui semblent être identiques...ou presque... ?

Ces 3 concepts ont vraiment une importance particulière dans les mouvements de balancier Kettlebell ainsi que dans les mouvements de jonglage.



Il est très rare de trouver une méthode de renforcement musculaire pour laquelle de tels points aient autant d'importance.

Les avis sont partagés quand à la définition de chaque terme tant ils sont proches les uns des autres mais voici ce qu'ils pourraient signifier dans l'entraînement avec ces boules d'acier.

Le tempo est la succession des séquences d'un mouvement. L'addition de ces séquences donne la vitesse globale de ce mouvement.

Si le tempo est correct, le mouvement sera coordonné.

Le rythme est la variation de vitesse durant l'exécution du mouvement. Il peut changer selon les différentes phases du mouvement.

Le timing est la participation (ou les enchaînements) des différentes parties du corps durant l'exécution de ce mouvement ainsi que le résultat entre un bon tempo et un bon rythme.

Dans ce cas là , il permettra aux autres partie du corps de participer en harmonie avec ces 2 paramètres.

Bien entendu, les 3 idées peuvent paraître  tellement proches les unes des autres qu'il est difficile de les distinguer d'une manière affirmative. Cela prendrait des heures  et il y a peu de chances que nous tombions d'accord.

Alors pour résumer: un bon mouvement Kettlebell  a un bon timing lorsque le tempo (les séquences du mouvements) et le rythme (la vitesse durant les séquences et entre les séquences) est régulier et contrôlé.

Cela amène à une bonne coordination...

CQFD !!!




A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous ! 

Dan


lundi 18 mars 2019

Comment être certain de pratiquer un bon Swing ?



Bonjour,

Le Swing est un mouvement facile à comprendre et à exécuter lorsqu’il est bien compris.

Encore faut-il  comprendre ce qu'il y a  à comprendre...





La plus grande majorité des gens font un Swing "un peu comme ils le sentent", en fonction de ce qu’ils ont vu...ou pire...en fonction de ce que certains auto proclamé instructeurs leur auront dit.

Malheureusement, il parait évident qu'ils n'ont pas reçus l'information fondamentale, celle qui permet de rentabiliser chaque répétition; à savoir que le  swing est un mouvement qui permet d'apprendre à bouger à partir du bassin.

Cela évite de devoir bouger à partir du dos ou des genoux.

Lors d'un swing, la grande mode actuelle (ou un nouveau courant?), est de laisser complètement aller le tronc et les épaules vers l'avant (comme une bascule rigide) avec le torse comme figé et les hanches qui servent juste d'axe de rotation. 

Certains se servent même de l'intérieur de leurs cuisses  afin de pousser sur leurs avants bras !!! 

Le travail des jambes est quasi inexistant!




Cette «nouvelle» façon de faire ne semble pas tenir compte d'un point qui est cher à Powerkettlebell : la pratique doit se faire sur base de deux critères non discutables: 1, la technique doit permettre  de préserver son corps de toute blessure et 2, elle doit permettre de ne pas devoir la changer lorsque le poids devient plus important !

Malheureusement, avec ce genre  de  bascule violente, il va devenir difficile de l'appliquer avec un poids plus lourd sans risquer une lourde blessure.

En dehors du fait de ne pas être possible  pour tout le monde (tout le monde n'a pas des lombaires pouvant supporter une telle traction); cette action va handicaper le corps pour travailler en rythme et avec une certaine fluidité (en tout cas à une moins grande échelle)

Ce qu'il faut en retenir, c'est qu'il est  dangereux et contre productif de ne pas se servir de la puissance des jambes et du relais incité par les hanches pour permettre à une Kettlebell de se lever!

Il est donc important de veiller à une parfaite compréhension et maîtrise des paramètres d'une bonne exécution du Swing afin de ne pas avoir ce genre de pratique, que vous soyez pratiquant et/ ou instructeur Kettlebell.

Sécurité, rentabilité et efficacité sont les points que vous aurez en retour avec la bonne approche et la bonne compréhension qui veut qu'une bonne technique se serve de la totalité des possibilités du corps.

A très bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan 


samedi 9 mars 2019

Une kettlebell : un outil si simple...et tant de possibilités inexploitées...!!


Bonjour,

L’entraînement avec une Kettlebell est un puit sans fond de paradoxes quant à son usage !




Alors que 80% de personnes cherchent sans arrêt différentes méthodes, différentes pratiques, différents outils…enfin bref, surtout ce qui est différent de ce qu’ils font ; je m’étonne toujours du peu d’originalité des pratiquants Kettlebell lorsqu'il s'agit d'employer sa Kettlebell.

Et le premier et pourtant un des usages les plus intéressants est la diversité des prises.

En effet, le choix de prises différentes qu'offre une Kettlebell est indéniablement un de ses atouts.

Beaucoup de pratiquants se focalisent à prendre un poids supérieur pour un mouvement qu’ils aiment alors qu'ils pourraient, en modifiant la prise, continuer à être mis au défi avec ce même poids.

Pourquoi ne le font-ils pas ?

Tout d'abord parce que la plupart ignorent les différentes prises possibles avec une Kettlebell et n'y voient pas une réelle difficulté supplémentaire.

Ensuite, s'ils ont conscience de la difficulté que cela peut poser, cela remet en question leur capacité à lever ce poids-là dans ce mouvement-là !




En effet, ce changement de prise peut avoir tellement d'incidence qu’ils pourraient très bien ne pas savoir faire le mouvement avec une autre prise.

Enfin, les positions qu'il faut parfois adapter, l'effort à faire et la remise en question qui en résulte décourage les plus courageux.

C'est une erreur et une crise d’ego mal placée.

Comme disait Alain Leblay : « un ego trop fort est une marque de faiblesse et un aveu de fragilité ».

Un mouvement est censé être maîtrisé, (jusque 16 kg pour les hommes et 8 kg chez les dames), lorsqu'il peut être fait avec les différentes (principales) prises.

Qui, se revendiquant pratiquant sérieux, peut reconnaître pratiquer avec ce critère ?

Voici les principales prises qu'il est intéressant d'explorer:

Les prises à 2 mains

    Prise KB pendante (mains pronations)
    Prise KB pendante (mains supinations)
    Prise latérale KB pendante (pouces vers soi)
    Prise latérale KB inversée (boule en haut – pouces vers soi)
    Prise par la boule en bas à 2 mains (poignée vers le haut)
    Par la boule en haut à 2 mains (poignée dirigée vers le bas)
    Prise par la boule sur les côtés à 2 mains (poignée vers le haut)


Les prises à 1 main

    Prise classique boule à l'extérieur du bras
    Prise KB pendante (main pronation)
    Prise KB inversée (boule en haut)
    Prise KB par la boule (le fond)

Tout pratiquant qui se donne le temps d’exécuter chacune des techniques avec le maximum de prises autorisées et qui ajoute les bonnes positions des doigts et du poignet; des jambes et des pieds ainsi que l'exactitude de la position du dos et du bras (pas trop éloigné du corps) se verra faire d’immenses progrès, autant dans sa pratique Kettlebell que dans ses autres activités sportives et/ou autres méthodes de renforcement musculaires. 

A très bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan

samedi 2 mars 2019

Retour de la chaîne youtube Powerkettlebell


Bonjour,

je vous annonce le retour, dans quelques semaines, de la chaîne YouTube Powerkettlebell avec de nouvelles rubriques  !




Si la chaîne sort sous le même format et la même présentation, pour le moment, il est fort possible que son look change dans un premier temps puis qu'elle...évolue encore pour s'étoffer et se diversifier...

Plus d'infos dès que j'ai terminé les différentes modifs' 


Que la force des Kettlebells soit avec vous !

Dan


dimanche 24 février 2019

Kettlebell musculation ultime nouvelle version 2019

Bonjour,


je vous confirme la sortie de "Kettlebell musculation ultime" en Mars de cette année (annoncé disponible  à partir du 19 Mars sur Amazon même si cela sera sans doute avant) avec son  nouveau contenu.

Petite précision...les photos des mouvements de "prévention-réhabilitation" qui se trouvent dans cette nouvelle version permettent de retrouver Jérôme (Le Banner) en action...bien entendu...




Cette sortie est la première publication pour cette année.

Je vous promets d'autres surprises à venir...


Que la force des Kettlebell soit avec vous ! 


Dan


samedi 16 février 2019

Kettlebell musculation ultime : nouvelle version !

Bonjour,

j'ai le plaisir de vous annoncer la réédition, probablement en Mars (mais je reviendrai avec plus de précision dès que ce sera confirmé) du livre "Kettlebell musculation ultime " co écrit avec Jérôme Le Banner.




Le livre ayant connu un certain succès (et nous vous en remercions), cette version sort, non seulement, avec un tout nouveau Relooking (couleur, présentation et graphisme), mais s'enrichie d'explications complémentaires sur le choix d'une Kettlebell selon différents critères, d'exercices de préventions ou de réhabilitations des épaules avec une Kettlebell et de nouveaux programmes (2) !

Vous l'aurez compris, la nouvelle version ne se fait pas qu'au niveau du contenant (le look) , mais aussi au niveau du contenu (les différents ajouts).

Dernière particularité, le format. Il sera plus petit et plus compact...

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan 

lundi 31 décembre 2018

Bonne et heureuse année 2019 !!!

Bonjour,

Le team Powerkettlebell vous souhaite une  bonne année 2019 !

Comme disait "l'autre", quoi que vous fassiez...faites le bien !!!






A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !!!

Dan

lundi 24 décembre 2018

Joyeux Noël à tous !!!!

Bonjour,

je vous souhaite à toute et tous un Joyeux Noël et n'hésitez pas à laisser vos Kettlebell de côté quelques jours.




En dehors du fait quelles seront encore là la semaine prochaine, vous ne perdrez pas les bénéfices de vos entraînements (n'oubliez pas que si vous respectez les principes d'entraînement de Powerkettlebell, vous entraînez votre corps dans sa globalité).

Le fait de faire un break ne pourra que vous donner envie de repartir de plus belle !!

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan

jeudi 13 décembre 2018

Pourquoi le poids ne compte pas avec une Kettlebell


Bonjour,

Nous sommes dans une société de chiffres qui, à force de n’avancer que ceux-là, dans certains cas, nous font croire qu’ils sont maîtres et restent la seule référence tangible.

C’est un peu ce que ressent un pratiquant Kettlebell lorsqu’il veut partager sa passion avec un pratiquant d’une autre discipline de renforcement musculaire.

Il est victime de ce que définit René Guénon du « règne de la quantité » !






En 2 mots, le règne de la quantité est le fait de nous conditionner à ne voir que la quantité (à travers des notes, par exemple), même lorsqu’elles sont fausses.

Cela nous amènera donc à nous rendre incapable d’évaluer la qualité des choses.

C’est précisément ce qui se passe lorsqu’un comparatif se fait entre une Kettlebell et un autre outil de renforcement musculaire.

Un powerlifteur va raisonner en termes de volume de travail, de % âge de poids développés et de temps de repos ; un culturiste va parler de charges de travail à travers des nombres de séries, des nombres de répétitions et de quantité de nourriture à avaler (oui, je sais, je simplifie) …et ils vont comparer ces chiffres avec des volumes de travail faits avec une Kettlebell.





Erreur…grossière erreur…

Il y a la quantité des choses…et la qualité des choses.

L’un et l’autre ne sont pas nécessairement liés pour obtenir des résultats…et certainement pas comparable avec une Kettlebell !!!

Lorsque vous comparez un poids Kettlebell avec un poids d’haltère, en dehors du fait de choisir les mouvements que vous connaissez, vous ne tenez compte que d’un seul paramètre : le poids levé ou pas !!!

Mais vous ne tenez pas compte des autres aptitudes physiques que cela demande, des bénéfices que cela apportera dans votre discipline et de la qualité de votre mouvement.





Vous êtes dans le règne de la quantité…

Est-ce à dire qu’il ne faille pas une qualité technique pour être un bon powerlifteur (par exemple) ?

Bien entendu que non !

Au plus le poids est lourd, au plus la technique devra être maîtrisée.

La différence se joue dans les immenses « avantages collatéraux » que permet une Kettlebell par rapport à un autre outil.

Et comme tout outil…il est à votre service.





Comme il est dit, qu’il n’y a pas de mauvais élèves mais que des mauvais profs.

Comme il est dit qu’il n’y a pas de mauvais chiens, mais qu’il n’y a que des mauvais maîtres.

On peut dire qu’il n’y a pas de mauvais outil…juste de mauvais usages…et dans le cas des Kettlebell…souvent…des usages sous-estimés…ou le seul critère choisi...la quantité...

A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan

vendredi 23 novembre 2018

Quelle différence entre la presse spécialisée en sport et la presse people ?


Bonjour,

Je m’étonne toujours, lorsque je lis la presse « spécialisée » …du manque de consistance des articles, du manque de recherche ou encore de la superficialité de certains.

C’est tout aussi vrai pour les Kettlebell que pour d’autres disciplines…même si on va s’arrêter un instant sur les Kettlebell.

A chaque fois que sort un article à propos des Kettlebell…et même si cela fait des années que je devrais avoir compris…je m’aperçois que cet article est traité de manière superficielle et que les personnes concernées par l’article (les « experts ») …surfent sur la vague de la Kettlebell, sans pour autant apporter des réponses pertinentes quant à la nécessité d’employer une telle boule d’acier.





N’allez pas croire que je blâme le choix des personnes qui en parlent, même si je m’étonne toujours, en tant que pionnier de ces boules d’acier en Europe, de ne pas être contacté pour un complément d’infos.

Il est vrai que je ne « réseaute » pas, que je ne fais « copain » avec aucun coach « dans la place (j’en ai plutôt envoyé quelques-uns à la m…e) et que je ne participe pas aux différentes conventions du sport.

Je n’ai pas d’Instagram, pas de compte twitter et ma page FB consacrée aux Kettlebell est tellement peu alimentée que FB menace de la fermer (*). 

En d’autres mots. Je suis plutôt un solitaire qui aime partager à qui veut apprendre et non un « people » du sport désirant être vu à n’importe quel prix.





Ceci explique peut-être cela…et c’est très bien ainsi. Même si...

Quel rapport avec la presse people ?

Lorsque vous lisez (ne fusse que le titre), d’une presse people, vous vous apercevez qu’elle diffuse des infos soient biaisées, soit parce qu’elles l’ont lu ailleurs.




En aucun cas ce ne sont des infos vérifiées, recoupées encore et encore avec des avis contradictoires afin de permettre aux lecteurs de se faire leur propre opinion.

Et bien je retrouve ces mêmes constantes dans la plupart des articles dits « de fond » de la presse sportive. !!!

Pas de recherche approfondie…pas d’avis contradictoire et un « recopiage » évident d’anciens article et/ou de ce qui a été dit ailleurs.

Alors ?

Quelle différence entre la plus grande majorité de la presse sportive et la presse people ?

Aucune…à une ou deux exceptions près !!

Conséquence, une (encore) mauvaise information à propos des bienfaits de l’entraînement avec une Kettlebell et donc un « manque à gagner » pour tout le monde, du sportif lambda à l’athlète de haut niveau.




A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan

(*) : Peut être vais je écouter ma fille qui me "vante" les utilités de se trouver sur les réseaux sociaux...? A voir...  


samedi 27 octobre 2018

Pourquoi « bien » employer une Kettlebell permet de gagner du temps


Bonjour,

Il existe une différence entre employer correctement une Kettlebell et l’employer comme un autre outil de renforcement musculaire comme il existe une différence entre le fait de savoir conduire…et le fait de savoir conduire.

Et pourtant les deux ne se voient pas forcément à l’œil nu…

Sur papier, le permis de conduire d’une personne qui conduit comme un pied à la même valeur que celui qui conduit comme il faut.

Si la différence ne sautera pas toujours à l’œil directement (quoique…), la différence se fera en termes de « ren-ta-bi-li-té » !

Le » mauvais » conducteur n’aura peut-être pas d’accident (PARCE QUE LES AUTRES L’EVITENT), mais sa conduite sera chaotique, sa consommation sans doute excessive, ses déplacement non fluides et il y aura un certain nombre de situation, sur la route, qui lui sembleront difficiles à gérer.





Pourtant…en arrivant à bon port…rien ne le distingue d’un bon conducteur.

Le mauvais pratiquant kettlebell n’est pas tellement différent…

Il déplace une Kettlebell, il fait des mouvements comme les bons pratiquants, et donc, en apparence, pas de grandes différences avec un bon pratiquant.




Ce qui ne se voit pas…c’est qu’il risque fortement de se blesser, qu’il aura atteint sa limite très rapidement et qu’il arrêtera pour une autre méthode (ou ne fera que deux ou trois mouvements) car il n’aura pas de plaisir dans sa pratique en dehors du fait de ne pas voir de différences… » comme on lui avait dit » …





Le bon pratiquant, essayera d’appliquer chaque principe mécanique dans chaque répétitions…ce qui amènera une technique fluide et envolée ou puissant et ferme pour autres mouvements, ce qui lui permettra de travailler d’autres compartiments physiques en même temps…et donc l’amènera à progresser rapidement tout en se préservant.




Et là aussi, à l’arrivée, lorsque chacun dépose sa kettlebell, la différence n’est pas systématiquement apparente !

C’est pourquoi beaucoup de personnes peuvent faire croire qu’elles ont compris le mode de fonctionnement des Kettlebell et…faire illusion…

D'où l'intérêt de vous fier à vos propres sensations et de rester concentré sur votre pratique durant la totalité de votre entraînement.

A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan

jeudi 4 octobre 2018

Y-a-t-il encore de nouvelles méthodes de conditionnement physique actuellement?


Bonjour,

Le monde du sport en général, de la remise en condition physique et du fitness en particulier, voit fleurir depuis quelques années une foule de nouvelles méthodes!





Cela va du chessboxing (boxe et échec) au Kin ball et j'en passe et des meilleurs!!!



En ce qui concerne la remise en forme, il faut savoir que des nouvelles méthodes ont toujours fleuries (depuis le début des années 1900 (!)), mais cela se faisait de façon moins...agressive puisque les moyens de communications n'étaient pas les mêmes, et la propagation de telles infos donc moins conséquentes et moins répandues.

Pour rappel, une méthode, est un ensemble de démarches raisonnées, suivies pour parvenir à un but.

Rien de plus, rien de moins.

Alors...

Si vous considérez qu'une méthode est nouvelle parce qu'elle vous apporte des infos que vous n'aviez pas; alors elle est nouvelle...pour vous!

Mais elle n'est pas nouvelle dans le sens «inexistante avant qu'elle ne soit crée».


Une légère confusion

Les annonces de naissances de ces nouvelles méthodes, vient souvent d'une confusion des créateurs ou publicitaires présentant un nouvel «outil»...comme une nouvelle "méthode"...

S'il est vrai que certains (rares) outils, comme les Kettlebell, impliquent automatiquement une nouvelle méthode de pratique, c'est essentiellement du aux nombreuses différences qu'elles suggèrent et parce qu'elles ne se retrouvent pas automatiquement dans d'autres disciplines.

Hors, ce genre de «révolution» est spécifique à un ou deux outil par décennies, grand maximum.

Nouveau ou pas nouveau?

Le nouveau, en terme de méthode de conditionnement physique, est-il opposé, systématiquement à l'ancien?





Peut-on considérer une méthode nouvelle si elle a été remaniée, réexpliqué avec d'autres termes, d'autres informations plus «modernes» ou encore appliquée selon de nouveaux protocoles?

On peut dire que oui...du moment qu'il est admis que cette méthode existait déjà avant, sous une autre forme...et même si cette forme ne la rendait pas optimale.

Le mérite de celui, celle ou ceux qui l'auront remise au goût du jour ne sera pas moins grand...au contraire.

Trouver de nouvelles pistes sur des méthodes existantes ...et apportant un réel + ...est sans doute tout aussi difficile!!!

Comment le savoir? En se renseignant et en restant vigilant.




Actuellement...

Il existe, pour le moment, des méthodes (parfois sorties dans une certaine confidentialité), qui ont attirées mon attention juste parce qu'elle se présentaient comme novatrice...alors qu'elles existaient depuis une certain nombre d'année.

Elles n'existaient pas, peut-être, sous la même présentation, mais les concepts de base étaient identiques.

N'étant pas assez différentes des originaux que pour pouvoir se prétendre «nouvelles« dans le sens qui a été expliqué plus haut, il aurait été sympa de les signaler comme telles...





Peut être ...et je dis bien peut être, dans le même registre, un nom connu de la préparation physique va sortir un nouvel ouvrage qui semble prometteur (j'en ai eu un extrait), mais qui pourrait se présenter...comme les deux autres exemples cités ci dessus.

Les concepts de base ayant faits leurs preuves sous d'autres formes, je suis curieux de voir la totalité du contenu afin de voir comment cette «nouveauté» sera présentée par l'auteur et quelles en seront les explications de ce ou ces nouveaux concepts...avant d'aller plus loin dans mon analyse...


En attendant...et pour conclure...

Si vous avez la certitude que votre kettlebell a vraiment apporté un renouveau à la préparation physique et que cet outil a sa propre méthode d'usage; en ce qui concerne les autres méthodes, si ces dernières répondent à vos objectifs...c'est le plus important...

Pour le reste...laissons ça aux gens qui ont plus de temps pour tergiverser que pour s'entraîner...

Que la force des Kettlebell soit avec vous!

Dan

mardi 4 septembre 2018

Y-a-t-il des maîtres en conditionnement physique et en Kettlebell ?


Bonjour,

Dans certaines catégories de sport (ou arts martiaux), on entend parler de « maîtres ».
Il existe des « maîtres d’armes », des « maîtres d’échecs », des « maîtres d’arts martiaux », et dans certains pays de l’ex bloc de l’Est, on entendait parfois parler de « maîtres de sport » (en fait, il en existe d’autres mais cette énumération ci est suffisante).

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Est-ce que cela existe vraiment ?

Est-ce qu’il est possible de porter le titre de « maître en sport » ?

Est-il possible de porter le titre de « maître en Kettlebell » ?

Afin d’éviter un mauvais parallèle qui se fait entre « maître » et « expert », on va d’abord reprendre la définition la plus élémentaire.

« Un maître est une personne qui domine un art et qui est capable de l’enseigner ».

Il peut aussi constituer un terme qui désigne un ensemble de statuts ou de rangs.

Cependant, le terme « maître » est souvent associé (consciemment ou inconsciemment) à (aussi) une forme de « sagesse », de recul et d’expérience, que ce soit dans son domaine ou dans la vie en général.

Le « maître » fait souvent preuve d’un certain bon sens, voire d’une certaine morale (sans pour autant revendiquer ne pas avoir de défauts) et de connaissances qui s’étendent au-delà des compétences de son expertise.

Où il y a le plus de « faux maîtres »

Le domaine qui a le plus galvaudé ce terme est celui des arts martiaux et de la self défense.

Reproduisant (de façon partielle) les générations précédentes (plus particulièrement asiatiques), de maîtres d’arts martiaux ; ce terme s’est d’abord trouvé associé à des personnes qui avaient la maîtrise de leur discipline.

Puis, petit à petit, une partie de ces personnes maîtrisant leur méthode, se sont auto proclamées « maîtres », en éludant totalement les autres spécificités morales citées plus haut.



Depuis, il y a une réelle confusion entre un expert et un maître.

Ce qui différencie vraiment un « maître » d’un « expert »

Le premier (l’expert) maîtrise son art et est donc un « spécialiste » dans celui-ci.



Le second (le maître) maîtrise aussi son art, est donc aussi un « spécialiste », mais a d’autres cordes à son arc, bien souvent en termes de santé et de d’attitudes sociales.



Les maîtres existent donc ?

Oui, et ils sont issus, d’abord, des arts, des arts martiaux et parfois de la self défense.

Un maître se défini rarement comme un maître lui-même (ce sont les autres qui le définissent comme tel) et avec un peu de jugement, vous vous apercevrez vite si votre professeur en est un ou pas.

Des exemples ? 

Robert Paturel , peut être considéré comme un maître car une réelle humilité et une certaine sagesse s’ajoutent naturellement à ses immenses connaissances et sa grande expérience.




The greatest, Muhamed Ali , était devenu un maître en se servant des leçons de sa vie pour se bonifier et essayer de faire le bien autour de lui.




Le point commun entre ces 2 hommes : une maîtrise de leur art associée à une morale et une sagesse fondue dans le monde actuel.

Des connaissances allant au-delà des compétences de leur discipline.


Quid en termes de sport ?

Ce « statut » est-il possible en sport ?

En ce qui concerne le sport, oui, bien entendu !

Le fait d’avoir pu atteindre un certain niveau de compétence dans sa discipline et de pouvoir associer, chez ses élèves, le dépassement de soi, au bien être, peut faire de cette personne un « maître de sport ».

Arriver qu’à son tour il transmette certaines valeurs, fait de cet « expert » un « maître de sport ».

Un exemple ?

Il y en a plein…mais afin de susciter quelques émotions chez  les « antis » (souvent de tout), je vais prendre une personne que je ne connais pas personnellement, avec qui je n’ai pas de contact et dont je ne pratique pas la méthode : Olivier Lafay.




Après avoir acquis une certaine maîtrise des exercices poids de corps et après avoir transmis ses connaissances à un certain nombre de pratiquants, il a ajouté des spécificités, au sein de sa pratique, avec des valeurs de dépassement, des recherches de bien être, de soutien et de solidarité qui font qu’on pourrait le considérer comme un « maître de sport ».

Inutile de chercher à plus développer cette idée : les "antis Lafay" ne seront jamais convaincus de ce fait (et je ne cherche pas à les convaincre) alors que les « pros Lafay"…savent déjà ça depuis longtemps.

D’autres exemples ?

Yannick Noah et son envie de faire découvrir d’autres pistes de développement personnel à travers l’engagement physique, Raphael Nadal cherchant progresser à traves l’instant présent.

Et il y en a bien d’autres…


En ce qui concerne les Kettlebell

La valeur de « maître » existait en ex URSS dans la mesure où elle déterminait un certain niveau de maîtrise physique dans une discipline, un certain degré physique dans cette discipline et des connaissances plus générales en termes de biomécanique, sport, etc.

Un « expert », en quelque sorte, si on se réfère à ce qui a été dit plus haut.

Le reste est propre à chaque individu.

Un exemple en Kettlebell ?

Pavel Tsatsouline, bien entendu !!!





Cet homme a révolutionné le monde du conditionnement physique en faisant découvrir les Kettlebell et en proposant des méthodes différentes et originales, tout en continuant à se remettre en question.

Tout cela, sans jamais émettre de jugements négatifs mesquins destiné à destituer une sommité du sport.

Sa constance, son humilité, sa gentillesse et ses connaissances en font un maître Kettlebell absolu.

Et non, là non plus, je n’ai aucun intérêt à le dire puisque mon école est différente de la sienne, que je ne suis pas d’accord avec tout sur tout ce qu’il propose.

Cela ne m’empêche pas de reconnaître son immense maîtrise dans ce qu’il enseigne doublée d’une forme de sagesse riche en enseignement.

Conclusion

Oui, s’il existe des maîtres d’arts martiaux et de self défense, il peut aussi exister des maîtres de sport et de de Kettlebell.

Les maîtres des deux dernières catégories sont plus rares mais lorsque vous en rencontrerez un, vous vous apercevez que l’enseignement que vous pourrez en  retirer  vous suivra toute votre vie et que, dans le fond, il est le même pour tous…seul le support change.

A bientôt

Que la force des Kettlebell soit avec vous !

Dan